couverture du livre : Les Services secrets israéliens. Aman, Mossad et Shin Beth


Genre :
Parution : 10 avril 2014
PRIX public TTC : 21,90 €
Nombre de pages : 320
ISBN : 9791021001633
Droits à l'étranger : Disponible

«Gaza: le rôle des services secrets»

, David ELKAÏM

Article dans Centre Presse le 23 juillet 2014


 

Éric Denécé est un ancien officier français.

 

Les combats risquent de durer longtemps. C'est ce qu'indiquait, le 21 juillet, Youval Steinitz, ministre israélien chargé des services de renseignement. Israël est l'un des rares pays où les services secrets ont un ministre. C'est dire leur importance, y compris politique, dans l'opération actuelle à Gaza.

 

Les Palestiniens alertés des frappes par téléphone.

 

Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) et auteur, avec David Elkaïm, du plus récent et complet ouvrage sur le sujet (), explique: « A Gaza, c'est le Shin Beth - la sécurité intérieure - et Aman - le service du renseignement militaire - qui ont fait 80% du travail préparatoire, c'est-à-dire infiltré les réseaux, entretenu des sources sur place, écouté, identifié des leaders, localisés des stocks de roquettes, etc. »
L'Unité 504 d'Aman, spécialisée dans le renseignement technique (écoutes électroniques, imageries etc.) a évidemment fourni des cibles à Tsahal, l'armée qui est entrée dans Gaza et qui va tenter de détruire prioritairement ces stocks. « Elle n'avance pas à l'aveuglette, ni au hasard », souligne Éric Denécé.
Pour autant, faut-il voir dans les « dégâts collatéraux » l'échec du renseignement? « La stratégie du Hamas est d'imbriquer dans la population hommes et armement », répond Éric Denécé, « c'est pourquoi, le plus souvent, Israël prévient les populations, parfois en appelant directement sur leurs portables les gens qui habitent des immeubles utilisés par le Hamas. » Ces numéros, ce sont évidemment les services secrets qui les ont identifiés.
Des innocents sont néanmoins tués... « Israël sait que, de toute façon, il perdra la guerre de la communication d'image, alors une fois les gens prévenus, l'armée ne se soucie pas de savoir si les gens alertés ont ou non obtempéré. » Ou pu obtempérer.
Pour Éric Denécé, « même si d'anciens chefs du Shin Beth ont publiquement dit () que la répression face aux Palestiniens mène à l'impasse, c'est Netanyahu qui décidera dans les prochains jours de la suite de l'opération. » Intensification ou non.

 

« Les services secrets israéliens », Éric Denécé et David Elkaïm, Tallandier, 21,50€.



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